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ANGE CELESTE 1 ET V

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LES OISEAUX DES CIEUX  POUR  VOUS  AIDER

A REVER AUX ETOILES CELESTE

 

LE ROLE DES ANGES A NOTRE EGARD

Les anges sont nos médiateurs.

La médiation des anges dans l'ordre moral s'entend des relations qu'ils entretiennent

entre Dieu et nous, et des services qu'ils nous rendent soit dans l'ordre temporel soit dans l'ordre plus étendu

du salut des âmes. La médiation des anges répond donc aussi à l'office de la garde des hommes.

Nous parlerons de l'une et de l'autre, indiquant leurs raisons d'être, leur portée et leur fruits multiples.

 

 

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La médiation des anges se recommande de plusieurs raisons prises du côté de Dieu et du coté de nous-mêmes.

Jacob vit en songe une échelle lumineuse dont le pied butait à l'humble pierre qui lui servait d'oreiller

et dont le sommet s'élevait jusqu'au ciel aux pieds de Jéhovah même : par cette voie les anges descendaient

 

 

ETRES DE LUMIERE


ARCHANGE MICHAEL

du ciel sur la terre et remontaient de la terre au ciel. C'est tout le ministère des anges dans la plus simple des images.

Ils montent vers Dieu chargés des prières et des bonnes œuvres de l'homme, et descendent

vers l'homme les mains pleines des grâces de Dieu.

Révélé aux premiers patriarches, Jésus-Christ manifestera de nouveau ce mystère aux derniers représentants

de la loi, pour nous donner à entendre le redoublement de facilité que devront à l'Incarnation les communications

 

 

Ange des étangs et des points d'eau...

 

avec le ciel. Il disait à Nathanaël : "vous verrez les cieux ouverts, et les anges de Dieu monter et descendre" (Jean I, 51).

Bossuet consacre un sermon tout entier à développer la double face de ce ministère des anges.

Bien qu'il se défende d'en expliquer le mystère, nous essayerons d'en dire quelque chose.

 

 

La médiation des anges a pour but de nous proportionner à la fois à Dieu, notre fin, et à nos devoirs.

L'excellence des anges vient au secours de notre indignité dans les rapports indispensables avec Dieu notre Créateur

; la puissance des anges vient au secours de notre faiblesse dans la lutte contre nous-mêmes et contre le démon

; deux termes qui résument tous nos efforts en vue de nos destinées éternelles.

 

RASSOULI


Dans la lutte contre nos penchants, que pouvons-nous, même avec la loi naturelle pour règle, avec la raison pour flambeau ?

Voilà le bien, je le vois ; mais il faut l'aimer, et il me répugne. Les anges nous rendent

ce goût, signe d'un palais spirituel sain. Mais dans le détail de la vie, que d'illusions !

"Les pensées des hommes sont vaines" dit la sagesse. - "Je vois le bien... je fais le mal",

 

ARCHANGE METATRON

confesse le philosophe. Irrésolution de la volonté, inconséquence de la conduite !

Dans nos déterminations, dans notre pratique, que de place pour le bon ange

! Il est là heureusement, en vertu de la grande loi générale relevée par Saint Thomas : les êtres variables

sous la tutelle des êtres plus fixes, les corps corruptibles régis par les corps incorruptibles,

et les uns et les autres par les substances spirituelles, âmes ou anges.

 

 

Nous n'avons pas à lutter seulement contre nos faiblesses, mais encore contre les légions déchaînées de l'enfer

! Si donc les mauvais anges nous poursuivent, pourquoi ne jouirions-nous pas de la protection des bons anges ?

Il ne faut pas se le dissimuler, le démon fait les quatre cinquièmes de la malice humaine. Pourquoi Dieu l'a-t-il permis ?

Pourquoi cette société forcée avec des êtres d'une autre espèce que nous, d'une autre origine, d'une autre destinée

? Pour nous exercer dans la vertu ? De fait ils l'exercent et souvent la trouvent en défaut.

Mais enfin, notre vertu avait assez à faire avec les faiblesse de la condition humaine.

Pourquoi nous exposer à la perversion d'esprits supérieurs, au risque de rompre à jamais l'équilibre de notre volonté ?

Telle est la loi de la grande famille des intelligences créées ; par le fait même de sortir libre des mains

du Créateur, l'humanité entre dans la grande solidarité du bien ou du mal ; on ne peut pas être neutre ;

ou pour Dieu, ou contre Dieu ; ou avec les esprits fidèles ou avec les révoltés.

Dans chaque intelligence qui vient à la vie, les révoltés voient une conquête à faire : notre libre arbitre

 

 


est sollicité, mille embûches lui sont tendues. Dans cette conjoncture, il ne pouvait être abandonné

à lui-même sans défense ; puisque la lutte était inévitable, Dieu devait à sa justice de rétablir l'égalité

en nous faisant appuyer par les bons anges.

C'est ainsi qu'il obtient l'harmonieuse unité de son œuvre si justement appelée l'univers

, réunion de toutes choses ordonnées à une seule : toutes les parties qui le composent, concourent à une même fin,

le salut, le salut des anges d'abord, des hommes ensuite. Tout ce qui est au-dessous de Dieu concourt au salut

de l'homme : la terre le nourrit, les mauvais anges éprouvent sa vertu, les bons la cultivent et la protègent.

"Du sein de la béatitude souveraine qu'ils possèdent dans la cité sainte,

 

ETRES DE LUMIERE


la Jérusalem céleste d'où nous sommes maintenant exilés, ces bienheureux esprits veillent sur nous

, ont compassion de nous et nous portent secours, afin de nous ramener à cette commune patrie,

où nous nous rassasierons un jour, puisant avec eux à la source divine de l'éternelle vérité" (S. Aug. in Ps. LXII).

 

 

Les anges nous proportionnent à Dieu. Entre les esprits unis à un corps et l'Intelligence infinie,

il fallait des esprits purs, finis. De même que l'homme rattache à lui la création matérielle, Dieu

par les anges rattache à lui le composé humain. Sur cette proportion de nature se greffe une proportion

de relations, Dieu se communique ainsi aux hommes sans s'abaisser à leurs yeux,

et l'homme trouve accès auprès de la Majesté divine. C'est avant l'Incarnation surtout que l'humanité

sentait entre elle et Dieu cette disproportion profonde résultant du néant de notre nature,

et que le mal du péché creusa en abîme. L'Incarnation a renversé beaucoup de barrières :

 

ARCHANGE METATRON 

en revêtant notre chair, le Verbe a rapproché de nous le royaume de Dieu ; son aimable et étonnante

familiarité avec les saints montre assez que cet abaissement n'est pas une vaine parole.

Mais pour l'immense multitude des pécheurs, quelle consolation de pouvoir compter sur les anges

et sur l'ange gardien, cet autre Moïse à qui nous pouvons dire comme les Hébreux :

"Parlez-nous, vous, et nous vous obéirons ; que le Seigneur ne nous parle pas, de peur que nous ne mourrions."

La proportion de relations étant fondée sur la proportion de nature, c'est aux anges et non aux saints

de la nature humaine qu'appartient proprement ce mystère de médiation ; les anges sont nos intermédiaires officiels.

 

 

 

Presqu'exclusive sous la Loi, la médiation angélique semble s'effacer, depuis l'Incarnation, soit que l'honneur

des membres du Christ le demande, soit que notre confiance envers les saints soit plus vive.

Toutefois le rôle des anges est encore considérable : Dieu nous fait beaucoup de grâces par leur intermédiaire,

et ils interviennent encore dans les grâces que Dieu nous accorde par les saints.

La médiation des anges, comme toutes les relations vraies, jouit d'une fécondité merveilleuse

. Dieu s'y révèle à nous sous une idée plus haute.

ARCHANGE METATRON

 



Dans nos idées humaines, la grandeur d'une majesté est signifiée par la distance qui nous en sépare,

et qui s'apprécie par le nombre des intermédiaires. Nous allons au Souverain par les ministres,

aux ministres par les gouverneurs, etc. C'est ainsi que pour nous tenir dans une idée juste de la grandeur

de Dieu, nous allons à Lui par une subordination de médiateurs ; nous avons accès auprès de Lui par son Fils, Jésus-Christ,

et nous allons à Jésus par Marie et les anges, et à Marie elle-même par les anges. Jamais

sans les nuages et les astres nous n'aurions une idée juste de la profondeur des cieux. Ainsi Dieu nous paraît

plus grand et redoutable, en le contemplant au bout de cette vaste perspective de médiateurs.


 

 

Les anges non plus ne perdent rien à nous prêter leur médiation. C'est un office et non une servitude.

Ils ne sauraient déroger en s'occupant de nous, pas plus que d'être dépouillés de leur gloire en descendant du ciel.

C'est ce que démontrent à la fois Bossuet et S. Thomas. Les anges, pour nous porter secours, dit le premier,

n'ont besoin ni de rompre leurs rangs, ni de suspendre leur sublime occupation

. S. Thomas ajoute : Dieu fait par ses anges ce qu'il ferait lui-même ; le servir c'est régner :

il les associe à son action providentielle par une flatteuse condescendance, pour les faire participer à la dignité de cause.

 

MELCHISEDECK



Mais le ministère de médiateurs offre aux anges des avantages positifs. Ils ont d'abord la satisfaction

de compléter leur société. Les anges sont l'armée des intelligences fidèles, une armée sur le pied de paix

et dont toutes les forces concourent à rehausser par la beauté des évolutions, par l'harmonie des chants,

1a gloire du Roi Eternel. Mais hélas ! l'orgueil a fait des vides dans ses rangs,

l'immense concert a des parties moins pleines, conséquence de la désertion d'une multitude d'exécutants.

C'est aux anges de recruter des voix au concert, de combler les vides, de remplir les cadres de l'armée céleste.

C'est dans la nature humaine qu'ils ont la faculté de se pourvoir. On imagine facilement

le zèle que doivent déployer, en cette œuvre de réparation, des intelligences souverainement

sociables, souverainement éprises d'ordre.

 

 

 



Un autre motif plus puissant se joint à ce premier, la charité qui s'épanche en proportion de son intensité ;

et la charité de l'ange pour l'homme emprunte une intensité extrême à un sentiment plus vif en quelque

sorte, parce qu'il est personnel, la reconnaissance. Les anges jouissent d'un bien que nulle créature ne saurait

mériter fût-ce par des siècles d'héroïsme, la participation de la nature divine. A qui doivent-ils ce bonheur

que des milliards de leurs frères n'ont pas obtenu ? A la miséricorde divine. Imaginez le torrent

de reconnaissance qui jaillit à cette idée de ces sublimes esprits ! Obligés, ils veulent reconnaître ;

accablés de grâces, ils veulent récompenser l'auteur de leurs grâces ; objets de la miséricorde,

ils veulent l'exercer à leur tour ; mais comment ? Dieu est la source de tout bien ! Le torrent de la reconnaissance s'élève impuissant,

 

RASSOULI

 

se brise en éclats de louanges sur les attributs divins comme sur d'infranchissables récifs

et se reforme pour parcourir l'univers et se creuser un lit au milieu de créatures dont la misère appelle

si bien la miséricorde. Ces créatures, c'est nous et les anges nous doivent la satisfaction d'un des plus impérieux besoins du cœur. De là,

chose merveilleuse, une sorte d'obligation réciproque entre les humbles enfants de la terre et les fils du Très-Haut,

et un nouveau fruit signalé déjà par S. François de Sales, l'union plus intime de l'Eglise universelle

dont Notre Seigneur Jésus-Christ est le roi.

RASSOULI

 



La médiation procure aux anges aussi des avantages personnels.

A la fin de sa carrière Ste Françoise Romaine vit un jour Notre Seigneur placer sur la tête de son archange

une couronne d'olivier en lui disant : "C'est parce que vous avez gardé fidèlement ma servante que je vous couronne.

" L'Archange se prosterna aux pieds du Sauveur, lui témoignant la plus profonde reconnaissance

de la perfection de cette âme, laquelle était le fruit de la grâce bien plus que de ses propres efforts.

Et Françoise continua de voir cette couronne étinceler radieuse sur la blonde chevelure de l'archange.

 

 

 



Cette couronne symbolise la gloire accidentelle qui est le prix de la médiation des anges,

non pas seulement cette gloire qu'ils reçoivent, comme membres du corps mystique du Christ,

de tous les actes surnaturels de chaque membre ; ce fruit, analogue aux dispositions de santé

et de vigueur que communique au corps l'opération normale de ses membres, est signifié dans l'Evangile

par la joie des esprits célestes à la conversion d'un pécheur et il est plus abondant dans les anges

qui prennent une part plus directe à nos actes surnaturels.

La nature des choses demande cette récompense, et la révélation privée la confirme.

Nous voyons les anges gardiens de Marie et de Jésus assurer à Marie d'Agréda que leur ministère leur

RASSOULI

voudra dans le ciel une éternelle distinction.

Ainsi le monde moral, non moins que le monde physique, est soumis au gouvernement des anges.

C'est du reste la loi même de l'unité de cet univers. "Un monde des esprits qui ne vivrait pas

en rapport actif et incessant avec l'humanité, écrit F. Hettinger, romprait aussi bien l'harmonie divine

de la création que la négation de leur existence.

L'univers alors ferait l'effet d'une tragédie mal conçue, comme l'a observé Aristote." (Apol. du Christian.).

 

 



Mais surtout ne perdons pas de vue que le rôle des bons anges est affaire

d'amour, comme le rôle des démons affaire de haine.

Assurément les bons anges se font une fête d'obéir à la volonté de Dieu et de voler aux âmes où les attire

le bon plaisir divin. Mais ce qui doit nous toucher davantage, c'est que l'amour qu'ils portent à notre âme ne

les attire pas moins que l'obéissance, c'est de songer qu'ils nous aiment de l'amour le plus tendre et le plus profond. Boudon, dans sont très pieux

livre sur la dévotion aux neuf chœurs des anges, compare leur amour à tous les amours créés :

amour de la mère la plus tendre, - amour du frère le plus dévoué, - amour du pasteur le plus vigilant,

 

RASSOULI

 


- amour du médecin le plus charitable, - amour de l'avocat le plus dévoué à son client, -

amour du meilleur des maîtres, - amour du docteur le plus communicatif, - amour du roi le plus courageux.

Tel est l'amour des saint anges pour notre âme.

 

Et comment se traduit cet amour ? Tantôt il nous ouvre une source dans le désert, comme à la fugitive Agar ;

- comme à Sara, il nous donne sur l'avenir des vues qui nous font sourire, mais d'un sourire de joie, -

les anges encore entendent nos prières, comme ils entendirent la prière d'Abraham priant pour Sodome ;

- ils nous apportent un pain comme à Elie et nous réconfortent pour un long voyage ; 


 

RASSOULI

ls touchent nos lèvres d'un charbon ardent, comme ils purifiaient les lèvres d'Isaïe

; ils nous annoncent la fin de notre captivité, comme autrefois ils annonçaient à Daniel la fin de la captivité d'Israël ;

ils nous accompagnent, comme Raphaël, dans le voyage ; ils nous annoncent des mystères divins comme

ils annoncèrent l'Incarnation à la très Sainte Vierge ; ils nous visitent comme Saint Joseph dans le sommeil ; -

comme Notre-Seigneur au désert ou au jardin des Oliviers, ils nous félicitent de nos luttes et de nos victoires,

ou nous fortifient dans nos tristesses et nos angoisses ; - ainsi qu'aux saintes femmes ils nous annoncent la gloire du Maître adoré ; -

 

ils nous délient comme Saint Pierre de nos liens invisibles ; ils parlent à notre oreille, eux qui parlaient

à l'oreille de Saint Ambroise ; - comme pour Saint François d'Assise ou Sainte Thérèse, ils pénètrent sinon nos mains,

nos pieds, notre côté de plaies, du moins nos cœurs de tendresse envers Jésus souffrant et mourant.

Et je ne finirais pas si je voulais dire toutes les formes de l'amour angélique.

Mais parmi tous les rôles dont l'amitié des saints anges se charge à notre égard, aucun

n'est plus intéressant que celui, que nous avons signalé, de messagers de la terre au ciel, du ciel à la terre,

et sur la terre d'une âme à d'autres âmes, même très éloignées, de la terre au purgatoire, et leur rôle de gardiens.

 

 

 

 

C'est continuellement que se réalise pour notre âme la vision de Jacob et la prophétie de Notre-Seigneur.

D'abord, les anges offrent à Dieu nos aumônes et nos bonnes œuvres.

"Quand tu priais avec larmes, quand tu ensevelissais les morts, quand tu quittais ton repas

pour venir au secours du pauvre, j'offrais tout cela à Dieu." (Tobie). Tout ce que nous faisons de bien, un ange

va l'enregistrer dans les annales des cieux. Ces esprits bienheureux sont continuellement occupés

à cueillir dans le jardin des cœurs purs les lys de l'innocence, les roses de l'amour, les fleurs odorantes de toutes les vertus,

RASSOULI

pour les porter au ciel, l

es jeter sous les pieds de l'Agneau et les présenter à Dieu.

Saint Bernard, assistant une nuit à l'office divin, aperçut tout à coup près de chaque religieux

un ange debout et tenant un livre. Cet ange écrivait jusqu'à la moindre syllabe chantée par le religieux.

Mais, parmi les anges, les uns écrivaient en lettres d'or ; d'autres, en lettres d'argent ; d'autres, avec de l'encre ; d'autres, avec de l'eau...

 

 

Merci... DOMINIQUE...